« Safari Njema – Le Guide de Voyage » : Conversation avec un lecteur!

Article : « Safari Njema – Le Guide de Voyage » : Conversation avec un lecteur!
23 mars 2020

« Safari Njema – Le Guide de Voyage » : Conversation avec un lecteur!

Introduction

J’ai publié la première édition de Safari Njema en 2019 et sa réédition sous Smart Publishing en mars 2020 ; le vernissage a eu lieu à Kinshasa le 7 mars 2020, lors d’une soirée du « Café Littéraire de Missy ». Vous pouvez lire cet article qui en parle !

Plusieurs dizaines de personnes ont lu ce guide de voyage à l’international, certains en parlent sur les réseaux sociaux sous le mot clé « #SafariNjema », et d’autres, comme le professeur Juste Yamoneka qui a pris le temps d’en faire une bonne critique. Je dois avouer que ceci m’a touché, lorsqu’il me l’a envoyé par email. Je tiens à le remercier.

Avec son accord, et du fait qu’il a soulevé des points importants basés sur sa propre expérience de voyage, j’ai décidé d’y réagir afin de clarifier certains de ses commentaires. Au lieu de le faire dans un autre email en réponse au sien, j’ai voulu en faire un article de blog pour en faire profiter à vous mes lecteurs.

Et voilà, on y va…

Juste : Cher Arsène Tungali,

J’ai pris le temps pendant mon voyage vers Bukavu pour le mariage de ma petite sœur (en cette ère de Cov-19) pour parcourir ton ouvrage « SAFARI NJEMA » et je dois t’en féliciter.

Étant devenue un de tes lecteurs, un grand frère, un de tes anciens enseignants à l’université et surtout actuellement Professeur (phD), j’ai le devoir d’apporter quelques critiques et suggestions à ton ouvrage. Je trouve que c’est très juste, à la place de t’envoyer un selfie de moi en train de te lire. Je pense que d’autres personnes devraient faire autant pour améliorer la prochaine édition que j’attends bientôt (soit comme lecteur ou co-auteur…rire !!!!)

Arsène : Merci beaucoup, cher aîné. Je suis d’accord avec toi sur le fait d’encourager mes lecteurs à faire comme toi, en envoyant leurs commentaires sur le contenu de l’ouvrage. Mais je dois aussi dire que les selfies, ça fait du bien également J

Juste : Sans être long, voici mes remarques et suggestions :

Dans cet ouvrage, tu parles plus de ton expérience personnelle. C’est bon mais pas très efficace. Tu as visité plus de 25 pays mais dans le monde y a plus de 150. La Chine et la Russie ne sont pas dans la liste (en lisant ton ouvrage), deux pays stratégiques. S’associer à un autre collègue comme toi, qui connaît très bien ces pays et qui voyage pour d’autres objectifs que les tiens (commerce en Chine par exemple pour plusieurs Congolais) donnerai plus des orientations aux lecteurs. L’union fait la force dit-on.

Arsène : Tu as certes raison et je dois dire qu’il serait bénéfique pour les commerçants qui font la navette entre la RDC et la Chine d’avoir un outil, un guide, pour les accompagner dans ce périple. Ce serait même plus bénéfique pour ceux qui prévoient d’y aller pour la première fois et se demandent comment obtenir le visa, comment approcher les boutiques là-bas, quelle est la langue des affaires là-bas, etc.

Mais le fait est que, je ne pouvais pas parler de la Chine, ni de la Russie alors que je n’y ait jamais foulé mes pieds. Ce serait raconter à mes lecteurs des bobards que j’ai lu sur Internet ou que quelqu’un qui y a été m’aurait raconté. Une chose que j’ai voulu éviter ! Mais tu as bien dit, peut être trouver quelqu’un qui a cette expérience et lui demander d’écrire et de publier quelque chose dans ce sens ? A défaut de publier son récit, je peux plutôt l’orienter auprès de Smart Publishing afin que son récit soit publié, sous forme d’un guide à part entière ? Tu ne trouves pas que c’est la meilleure chose à faire ?

Juste : Cet ouvrage devrait être élargi aux voyages nationaux (locaux), utilisant d’autres moyens de transport (bateaux, voitures, motos, vélos, pieds, …) pour parcourir des longs trajets. Je t’assure qu’il y a plus de problèmes et de stress pour un simple voyage à l’intérieur du pays (RD Congo) qu’à l’international. Les phénomènes d’annulation des vols (sans aviser), le changement d’itinéraires, les débarquements au pied de l’avion ou bateaux (suite à des influences politiciennes), les manques d’hôtels dans certains coins du pays, les manques de réseaux téléphoniques, … sont très fréquent et perturbants. Ayant fait quelques voyages à l’international (mais pas dans plus de 25 pays comme toi…rire !!!!!!) et à l’intérieur du pays, je sais ce que je dis…

Arsène : Tu as raison, cher Juste. Et je suis d’accord avec toi que voyager à l’intérieur du pays est un défi, j’en ai une petite expérience, mais pas suffisante pour en faire un livre. Sur les 26 provinces que compte la RDC, je n’ai été qu’au Sud-Kivu, au Nord-Kivu, au Katanga (à Lubumbashi uniquement), dans la Tshopo (à Kisangani uniquement) et à Kinshasa, la capitale du pays. Je n’ai donc pas beaucoup à raconter, honnêtement, comme propre expérience.

La même question m’a été posée lors du vernissage à Kinshasa. Et avec les participants à l’évènement, on a réfléchi sur le potentiel riche qu’aurait un livre qui parle de « Comment voyager à Kinshasa » car, il y a sûrement beaucoup d’astuces que le voyageur Congolais ou étranger voudrai bien savoir avant de débarquer à Ndjili. On peut citer certaines de ces choses en commentaires ?

Et donc, avant que je n’aie l’opportunité de bien voyager dans mon propre pays, voici une bonne opportunité pour quelqu’un comme toi qui a cette expérience d’écrire et de se faire publier par nous. Ce serait un livre avec un grand potentiel.

Juste : A la page 60, tu suggéré de prendre les objets essentiels de toilette dans le sac à main. Je trouve que ceci doit être bien clarifié. Y a une catégorie des objets qui peuvent se retrouver dans un sac à main. Pour exemple, lors de mon voyage pour la Côte d’Ivoire en provenance de Bruxelles (Février 2016), j’ai dû prendre quelques objets de toilette dans mon sac. Ceci car dans mon voyage précédent (de Goma à Bruxelles via Addis), mes bagages étaient perdus et j’ai dû les avoir quelques jours après. Je t’assure que toutes mes pommades, savons, parfums et autres objets liquides m’avaient été ravis avant d’embarquer.  Je me suis retrouvé très coincé à Abidjan, moi « grand frère » Congolais qui devrait impressionner les « petits frères » Ivoiriens (rire !!!!).

Arsène : Merci d’avoir partagé cette expérience, quoi que douloureuse. Comme tu as sûrement lu, dans Safari Njema, j’ai partagé autant d’expériences négatives afin d’aider mes lecteurs à ne pas faire face aux mêmes incidents.

Oui, je l’ai dit et je le répète ici car c’est une leçon importante que j’ai retenu. J’ai expliqué combien cela était important surtout dans des circonstances où ton bagage arrive en retard, que tu aies quelques effets personnels avec toi, pour t’en servir.

La chose que tu avais sûrement oublié de faire et le conseil que je donne dans le livre, c’était de vérifier quels types d’objets tu peux avoir dans ton sac en cabine (par exemple, les liquides de moins de 100ml, pas d’armes blanches, etc) et ceux que tu dois avoir dans ton bagage en soute. J’ai insisté encore quelque part qu’il est important de bien connaître la compagnie que l’on utilise pour voyager car il y a suffisamment d’informations qui sont à la portée des voyageurs « curieux ».

Juste : Dans le livre tu n’as pas beaucoup insisté sur la procédure ou démarche pour payer un billet. Sans pour autant faire une contre campagne, il fallait orienter les lecteurs (officiellement ou officieusement) sur les compagnies moins sérieuses et à éviter. Royal el Maroc reste très critiqué pour les pertes de bagage et Ethiopian pour les débarquements à l’Aéroport sur motif que le passager est arrivé en retard. Je t’encourage à créer une agence de voyage pour bien orienter les gens à Goma. Je pourrai être un actionnaire si cela t’intéresse (sérieux !!!!!).

Arsène : Je n’ai pas voulu parler nommément de certaines compagnies dans le livre car j’ai trouvé que ce n’était pas utile, cela n’étant pas mon objectif d’influencer directement le choix des voyageurs. Par contre, ce sont de conseils que je peux donner en privé, à qui le veut.

Mais je voudrai donner l’opportunité à ceux qui me lisent ici de partager leurs expériences avec les compagnies d’aviation qu’ils ont utilisé dans le passé. Qu’avez-vous aimé chez tel ? Qu’avez-vous détesté chez tel autre ? A vous la parole !

A un moment de ma vie, j’ai pensé à insérer un service de voyages, sous forme d’une agence de voyage, au sein de ma société mais j’ai été buté à beaucoup de contraintes au point que j’ai dû abandonner. Si dans l’avenir j’y repense, je n’hésiterai pas de te contacter pour qu’on en parle, mais pour l’instant, je me console en disant que j’ai fait mieux qu’une agence de voyage, en écrivant ce livre !

La conversation se poursuit…

Juste : Bien que l’on doive beaucoup miser sur les contacts à faire à la destination (conférence pour ton cas), il ne faut pas ignorer aussi les contacts que l’on peut se faire en plein vol (avec les gens autour de soi). Ceci est très intéressant quand on est en classe business ou 1ère classe dans les bateaux. J’en ai l‘expérience avec une personnalité influente Rwandaise bien que je n’aie pas pu la capitaliser….

Arsène : C’est un élément que j’ai peut-être oublié de couvrir largement dans le livre, mais en voilà une occasion. Tu as raison, tu n’as pas besoin de faire fi de la personne assise à côté de toi, il peut y avoir beaucoup à gagner si vous engagez dans une conversation. Il faudra juste te rassurer que cette personne a vraiment envie de parler ou d’échanger car j’en ai vu qu’on a emballé dans une conversation à laquelle ils n’étaient pas intéressé mais pour faire gentil, ils y ont pris part. Ça m’est arrivé à plusieurs reprises.

Bref, il ne faut pas embêter les gens et ne pas se laisser embêter par un voisin si l’on n’a pas envie de parler. De fois on a juste envie de son calme, de dévorer son bouquin ou de faire une sieste ou carrément de sommeiller !

Juste : A la fin, il faut dire aux gens que l’anglais est très capital pour un voyage à l’étranger. Tu pourrais faire en même temps la publicité de ton centre de formation (que je pourrai rejoindre prochainement si tu me propose des horaires flexibles à un coût abordable (sérieux !!!!!)). Tu as retrouvé ton hôtel dans les rues de New York car tu parlé correctement cette langue. Malgré mon Anglais boiteux, je me suis retrouvé dans le pays d’« Hitler »  et d’« Angela Merkel » lors de mon séjour à Berlin en décembre 2015 pour une invitation d’affaire.  

Arsène : Je ne te le fais pas dire. A ce siècle d’ouverture, apprendre une langue supplémentaire est vivement recommandé. Et l’Anglais fait partie de ces langues incontournables dans tous les domaines actuellement. Dans beaucoup de pays, l’Anglais est leur langue par défaut ; tu es à Berlin et tu ne parles pas l’Allemand ? Si tu parles uniquement Français, tu as beaucoup de chances de ne pas te faire comprendre, par contre avec l’Anglais, tu peux t’en sortir.

Merci d’avoir mentionné mon expérience de cette nuit-là à New York et comment je me suis débrouillé pour retrouver mon hôtel après que mon téléphone m’ait lâché !

Conclusion

J’apprécie cette opportunité d’avoir échangé avec un de mes lecteurs. J’espère que vous avez appris quelque chose de cet échange ; si vous n’avez pas encore lu le livre, ce n’est pas encore tard, on peut trouver une solution ensemble pour vous faire parvenir une copie.

N’hésitez pas à participer à cette conversation sur les voyages en suivant le hashtag #SafariNjema sur les réseaux sociaux, en suivant la Page Facebook officielle du livre et en faisant un commentaire au bas de cet article.

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Commentaires

Juste Yamoneka
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Je suis intéressé par l’idée d’une agence de voyage... mais écrire un livre sur les voyages nationaux.... je ne sais pas. Suis pas un bon poète ou écrivains des récits. J’ai des articles et ouvrages scientifiques qui m’entendent...Je pourrais partager mon expérience avec un écrivain qui veut s’y lancer...

Tungali
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Je suis d'accord que tout le monde n'est pas appelé a écrire des récits ou un tel livre. On continue a y reflechir avec les autres lecteurs, qui sait? Peut-être tu trouveras quelqu'un pour un projet en commun?